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Un peu d'histoire

Disgaea est un Tactical RPG proposé par Nippon Ichi et paru à l'origine en 2003 sur PS2 (Disgaea : Hours of Darkness). En près de 15 ans, le titre aura connu 2 rééditions sur PSP puis Nintendo DS.

Après de multiples suites, c'est aujourd'hui sur Nintendo Switch et simplement renommé Disgaea 1 Complete que le jeu revient, avec un contenu inchangé et des graphisme dépoussiérés.

Mais était-il attendu, et était-il utile de le ressortir des cartons ? Voyons.

 

Le scénario

Le pitch de départ est assez (trop ?) classique : vous prenez les commandes du prince Laharl, qui se réveille d'un long sommeil de presque 2 ans et apprend que son père, le maléfique roi de Netherworld est mort... laissant sa place de souverain vacante.

Entre temps, les démons les plus puissants du royaume en ont profité pour prendre du galon et s'approprier vos terres et votre rang.

Vous partez donc à travers le royaume aidé de votre amie Etna, ainsi que des quelques compagnons que vous vous ferez en cours de route, pour remettre de l'ordre dans tout ce bazar et récupérer le trône.

Autant le dire tout de suite, si vous recherchez une épopée fantastique pleine d'émotions et de rebondissements à la Final Fantasy Tactics : passez votre chemin. Nous sommes ici sur un récit décalé et rempli d'humour où le héros de l'histoire est un petit démon qui se doit d'être méchant (mais on n’y croit pas) pour mériter son titre.

On accroche ou pas, mais il faut reconnaître que les développeurs ont fait ce qu'il faut pour nous faire rire, ou au moins sourire.

Vous êtes mis dans l'ambiance dès le début avec la présentation de votre nouvelle armée censée vous aider à reconquérir le royaume... et il s'agit de 3 danseurs pingouins.. Assez idiots!

 

Le gameplay

Comme dans tous les jeux du genre, la construction est sans surprise : vous alternez votre temps entre votre château et les zones de combats.

Votre base vous permettra de soigner ou réanimer vos troupes (ce qui est intéressant car cela vous octroiera des cadeaux), acheter et équiper vos armes et armures, visiter le monde des objets (!?) et gérer votre armée.

Les phases de combats (90% du jeu), consistent à déplacer votre joyeuse et démoniaque équipe sur le champ de bataille, et à affronter vos ennemis au tour par tour.

Qu'on se le dise tout de suite, Disgaea dispose du système de combat le plus complexe qui m'ait été donné de voir dans un TRPG (et j'en ai fait quelques un).

En effet, si la recette de base d'un bon Tactical est respectée, les développeurs ont eu la bonne idée d'ajouter de nouveaux ingrédients qui donne au plat une toute autre saveur.

Principe de base :

Chaque combat se déroule de manière identique : vous devez sélectionner les 10 héros qui constituerons votre équipe, puis les déplacer sur un damier géant. Chaque type d'unité (guerrier, tank, mage, archer...) dispose d'une mobilité et d'un lot de compétences différentes. Lorsque c'est votre tour, vous devez décider des actions de chacune d'entre elles (oui : DES actions). Parmi les choix possibles : le déplacement, l'attaque, l'utilisation d'objets et la défense. Chaque attaque permettra de gagner de l'expérience, permettant de grimper en niveau et ainsi devenir plus puissant.

La fin du combat sonne quand vous ou votre ennemi êtes mis KO (l'équipe entière est décimée).

Vous êtes ainsi de retour à votre château pour y faire vos emplettes, vous équiper, vous soigner... et c'est reparti pour une nouvelle mission.

Maintenant que les banalités sont exposées, passons maintenant à ce qui fait toute la différence dans Disgaea.

Exécution et fin de tour :

Si vous êtes un ancien des TRPG et que vous pensez être le meilleur stratège... arrêtez tout, car Disgaea remet en cause le principe fondateur : un tour, une action.

Il y a ici une nuance, vous pouvez choisir de déclencher les actions des personnages avant la fin de votre tour... et cela change complètement la manière de voir le combat, et amène donc de nouvelles tactiques.

En sachant que lorsque 2 personnages sont sur des cases adjacentes, ils ont une chance de déclencher une attaque combo ; vous pouvez décider de déplacer le premier contre un ennemi puis de choisir l'attaque. Vous en disposez ensuite un autre à côté de lui, puis lancez l'exécution qui validera l'attaque combo.

Maintenant que l'attaque est lancée, vous pouvez annuler le déplacement du second personnage et ainsi lui faire faire une tout autre action !

Vous l'avez compris, vous avez la possibilité de jouer "à l'ancienne" en lançant toutes les attaques à la fin du tour, ou d'utiliser la souplesse qu'apporte Disgaea et découper vos actions en plusieurs exécutions, vous permettant ainsi d'utiliser au mieux le potentiel de vos héros, et de gagner quelques précieux coups d'avance sur votre ennemi.

Porter / lancer :

Tous les personnages humains (et non les démons) peuvent porter d'autres membres de l’équipe... pouvant également porter d'autres membres, et ainsi de suite.

Mais pourquoi faire me direz-vous ? et bien pour pouvoir les lancer dans une zone du damier encore inaccessible pardi !

Et comme si cela n'était pas suffisant, un personnage lancé sur un ennemi lui occasionnera également des dégâts. Attention toutefois, vos amis les pingouins étant d'humeur suicidaire, les lancer fera l'effet d'une bombe dans les 2 sens du terme.

Geo stratégie :

En début de partie, des pierres de géo stratégies sont positionnées sur le plateau. Chaque pierre est posée sur une dalle de couleur, également disséminée un peu partout dans le damier. Au nombre de 2 ou 3, ces pierres changent radicalement la donne en modifiant une caractéristique du personnage qui se trouve sur sa couleur (plus de PV, plus d'attaque, plus de défense, etc..).

Vous avez 3 possibilités : laisser la pierre sur sa couleur, la lancer sur une autre qui vous serez plus favorable (exemple si vous placez stratégiquement toutes vos unités sur une même couleur et que vous laissez l'ennemi venir à vous) ... Ou tout simplement la briser et annuler son effet (solution de facilité à adopter dans les premières sessions de jeu).

L'assemblée :

Un des piliers du jeu, l'assemblée vous permet de créer de nouvelles unités (oui vous ne les recrutez pas, vous les créez). Pour ce faire, vous devez choisir sa classe parmi la dizaine de possibilités au départ... et jusqu'à 150 après plusieurs heures.

Les unités créées doivent être affectées à un maître qui doit disposer d'un nombre suffisant de mana, gagnée en donnant le coup fatal à un ennemi. L'affectation d'une unité à un maître est très importante puisqu'elle permet d'avoir une synergie en combat, mais également de débloquer l'apprentissage de nouvelles aptitudes.

Mais attention, car vous ne pouvez pas créer autant de personnage que vous le souhaitez : chaque création est soumise au vote de la fameuse assemblée... et un rejet signifie un game-over. Veillez donc à bien graisser la patte des membres du conseil avant de lancer le vote !

Le monde des objets :

Peut-être la plus grosse originalité du titre : les objets sont habités... oui, oui. Chaque objet dispose de son propre monde, et de ses habitants.

Ainsi, pour améliorer les statistiques d'une arme, il est nécessaire d'entrer dans son monde et de parcourir l'ensemble des niveaux qui le compose... les combats sont corsés, et on ne peut en sortir qu'à de rares moments.. Une bonne préparation et une sauvegarde avant de s'y lancer sont plus que recommandées.

 

La technique

Nippon Ichi nous livre un portage de qualité. Le jeu fonctionne parfaitement sur la console de Nintendo, en mode dock ou portable et ne souffre d'aucun ralentissement. Visuellement, ce n'est pas désagréable mais on ressent quand même qu'il s'agit d'un oldies.

Les textures sont plutôt propres, mais les animations en combat souffrent des mêmes problèmes que l'on avait l'habitude de voir il y a 15 ans (coucou les explosions qui passent à travers les murs).

Chose assez irritante pour une sortie en 2018, dans le château l'animation de marche du héros est totalement désynchronisée de ses déplacements... On a ainsi la sensation de bouger à roller.

 

La jouabilité

Le gros point noir du jeu. Absolument aucun effort n'a été fait pour rendre l'interface déjà archaïque en 2003 digeste. Même de vieux titres tel que Tactical Ogre ou FFTA font largement mieux.

En plus de cela, le seul court tutoriel de début de jeu n'apporte que très peu d'informations par rapport à la montagne de chose possible à faire. Vous risquez donc de passer de nombreuses heures à écumer les forums pour comprendre les mécanismes du jeu.

Ajoutez à cela le fait que les spécificités de la Nintendo Switch ne sont pas utilisées et vous obtenez une jouabilité médiocre.

 

Conclusion

Avec une date de sortie calée entre Valkyria Chronicles 4 et le prochain Fire Emblem : difficile de dire si Disgaea 1 Complete arrivera à se faire une place (d'autant que le 5 est déjà disponible depuis de nombreux mois).

Si vous arrivez à entrer dans son univers déjanté et que sa difficulté couplée à une interface des plus arriérée ne vous effraient pas : vous risquez de passer une bonne centaine d'heure scotchée devant votre console.

Si comme moi, vous privilégiez le scénario et l'"epicness" aux combats... vous risquez d'être déçu.

 

+ La durée de vie gargantuesque

+ Les combats

+ Découvrir ou redécouvrir un classique du genre

- Le scénario : une excuse à l'enchainement des combats

- L'interface qui n'a pas évolué

- Le manque d'assistances et de tutoriels

 

Note globale : 13/20

Test réalisé par Atogeek

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