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Test : Blair Witch [PC]

 

 

LE SYNOPSIS

Deux ans après les évènement du premier film, alors qu’un enfant disparaît à son tour dans la forêt de Black Hills, Ellis, ancien policier tourmenté, décide de rejoindre l’enquête accompagné de son chien, Bullet, et ce malgré le dissentiment de l’équipe de police déjà sur place. D’indices en énigmes, Ellis et Bullet s’enfoncent peu à peu dans les ténèbres d’une forêt ou semblent ressurgir démons et malédictions. Confus, terrifié et désorienté, votre héros devra retrouver son chemin dans un bois immense et difforme, dont les sentiers tentaculaires le retiennent prisonnier.  Ellis trouvera-t-il les réponses à ses questions, et sortira-t-il de cette forêt labyrinthique, indemne du mal qui y réside ? Rien n’est moins sûr … 


UN PEU D’HISTOIRE : LE CONTEXTE

C’est en 1999 que deux jeunes réalisateurs amateurs s’apprêtent a sortir aux Etats-Unis ce qui s’averera devenir un des 20 films les plus rentables de l’histoire du cinéma. Film d’épouvante, le projet Blairwitch installera par la même occasion le genre found footage comme un classique de l’angoisse au cinéma (Cloverfield, Rec, Paranormal Activity, The Descent etc.).  Ce film va ainsi propulser toute une génération dans l’angoisse minimaliste des histoires aux allures vraies et authentiques, qui misent davantage sur l’aspect documentaire et immersif de leurs images que sur leurs effets spéciaux ou leur budget à rallonge. En 2016, une petite équipe de développeurs polonais indépendants de jeux vidéo (Blobber Team) publie Layers of Fear : un survival à la première personne qui s’inspire, entre autre, de jeux tels que Silent Hill (pour ne citer que lui). Même s’il peine, dans ses mécaniques de jeu, à sortir de son aspect train fantôme contemplatif, Layers of Fear est toutefois très bien accueilli par la critique, séduite par l’atmosphère globale du jeu, dérangeante et macabre. 


 
BLAIRWITCH : UN JEU PROMETTEUR

Lorsqu’en 2018 Lionsgate (propriétaire des droits du film) confie à la Blobber Team le développement d’un jeu qui s’inspirera directement de l’univers de Blairwitch, l’enthousiasme des fans est immédiatement au rendez-vous. Et si certaines cinématiques laissent par moment à désirer d’un point de vue graphique, il faut bel et bien admettre que l’ambiance de la forêt de Black Hills est incroyablement pesante et fidèle à l’idée qu’on pourrait se faire du bois hanté par la socière et dont on appréciera les efforts et la volonté d’y intégrer un maximum de références au film (et on n’en dira pas plus, ça vous laissera le plaisir d’y goûter par vous-même).  Qu’il s’agisse des effets de lumière ou de particules, du design sonore, des bruits d’ambiance, des musiques, ou de la difficulté à se repérer, quand on joue à Blairwitch dans les conditions adéquates (de nuit et au casque), on a peur. Tout le temps peur.  

 


POURTANT

Alors que Blairwitch honore une partie du contrat, avec son ambiance pesante et ses mécaniques de progression astucieuses, certains aspects gâchent par moment l’impression générale. L’arc narratif notamment, avec ce personnage central, Ellis, dont les souvenirs tourmentés ressurgissent au fil de ses mésaventures forestières. Parfois cousue de fil blanc, et malgré ses 4 fins possibles, l’histoire devient rapidement évidente et prévisible, au détriment d’une issue qui perd par la même occasion son effet de surprise. Concernant Bullet aussi, et s’il est évidemment un partenaire agréable et attachant de notre aventure, il n’en demeure pas moins qu’il pénalise lui aussi le l’expérience de jeu. Sans s’attarder sur ses bugs de déplacement et de réaction, assez fréquents pour être pénibles, la compagnie qu’il offre à notre héros désamorce l’angoisse globale du périple. La peur aurait peut-être été plus marquée encore si le personnage avait été seul. 

 


DU COUP, QUEL VERDICT ?

Le jeu met beaucoup de temps à atteindre son potentiel maximum, et les premières heures de jeu peuvent paraitre un poil longues et déséquilibrées (plus d’exploration que de confrontation). Pour autant, la variété et la richesse des décors paysagers qu’il faut traverser, de jour ou de nuit, est absolument remarquable. L’immersion de ce point de vue est véritablement efficace. Le jeu est court, on comptera une toute petite dizaine d’heures pour venir à bout d’un des quatre scénarii, et la dernière heure, insupportablement éprouvante, est totalement fidèle à l’œuvre originale.  On regrette presque que le jeu entier n’ait pas bénéficié de cette horreur terrifiante. Quoi qu’il en soit, Blairwitch est un jeu graphiquement soigné qui promet quelques bons sursauts et de quoi avoir la chair de poule. Un jeu parfait pour ceux qui aiment la peur et qui ne se formalisent pas d’un scénario assez banal.  
 
Il nous resterait à souhaiter un deuxième volet avec quelques correctifs et surtout une portabilité VR (ce type de jeu s’y prête tellement bien) pour définitivement dissuader les fans de passer une nuit en forêt.

Note : 15/20

On aime :

- L’ambiance de la forêt

- Les clins d’œil au film

- L’environnement sonore

- Le final, et son fan service terrifiant

On aime moins :

- Les bugs de Bullet

- Le scenario assez ordinaire

- Le rythme un peu inégal

- La durée de jeu

Jaz 

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