
Sorti le 6 Août dernier, Age of Wonders : Planetfall, est le cinquième opus de la licence Age of Wonders développée par les studios Triumph. Célèbre pour ses jeux au tour par tour, Planetfall ne démord pas à la règle tout en apportant un tout nouvel univers. Généralement porté sur les jeux Médieval-fantasy, Triumph et Paradox interactive (qui édite le jeu) ont voulu innover sur ce nouvel opus, en se dirigeant vers un univers sci-fi. Et on peut dire, que c’est plutôt bien réussi.

LIVE LONG & PROSPER
Qui dit science-fiction, dit forcément découverte de nouvelles planètes et de nouvelles entités. C’est ce que Planetfall réussit à merveille en proposant 6 races jouables lors des campagnes et des cartes solos. L’Union stellaire, un empire galactique très puissant, vient de disparaitre par une mystérieuse force ; laissant à leurs tristes sorts, les différentes races/factions de l’univers de Planetfall. Parmi ses factions, nous retrouvons l’Avant-Garde, colons humains armés de divers robots et drones ; L’Assemblage, entités mi-humaines mi-robots créées pour faire la guerre ; les Amazones, chercheuse bio ingénieures, réalisant des mutations génétiques pour contrôler la faune et la flore ; les Dvars, race issue de consortiums miniers, exploitant sans foi ni loi les planètes jusqu’à leurs dernières ressources ; Les Kir’ko, race insectoïde, anciennement escale de l’Union stellaire ; et enfin le Syndicat, ancien conglomérat de marchands, expert en manipulation et diplomatie.
On notera, toutefois, que les diverses campagnes proposées, pêchent quelque peu dans la clarté et la fluidité du scénario. On est souvent lâché en pâture sur une planète sans comprendre réellement le pourquoi du comment. Les relations sont parfois trop scénarisées entre les différents personnages et la liberté au niveau diplomatique est assez peu recherchée. En effet, il suffit généralement d’effectuer une ou deux quêtes pour une autre faction pour s’en faire une alliée (ou simplement d’envoyer des cadeaux ou propositions commerciales). Avec un environnement si riche, Planetfall aurait peut-être mérité un peu plus de travail scénaristique.

BEAUTIFALL
Un point sur lequel le jeu est plutôt bien rodé, c’est côté graphisme. De par la diversité des environnements planétaires, mais également des différents personnages jouables, le jeu fait fort. Bien entendu que le jeu ne peut être comparé aux derniers jeu d’aventures en vogue ; il s’agit d’un tactical ne l’oublions pas. Les animations sont également plutôt bien faites. On est réellement immergé sur une nouvelle planète à chaque début de partie, avec ses propres caractéristiques (montagnes, rivières, forêts, neige, etc.). Un point qui est également fort intéressant est la diversité des plateaux de combats : en effet, les plateaux sont générés de manière procédurales, ce qui renforce énormément la diversité d’environnements et de gameplays associés. Pour venir renforcer l’idée de diversité, Planetfall nous propose également un écran de personnalisation des personnages, utilisable également sur les campagnes scénarisées.
PAS POUR LES NOOBS !
Le moins que l’on puisse dire c’est que le jeu n’est pas vraiment abordable pour les néophytes. Des menus complexes, des arbres de skills et de recherches pour le moins très (trop ?) complets. L’avantage que l’on peut tirer de cette complexité, c’est qu’elle nous immerge complètement dans cet environnement SF, avec des technologies, développements et autres techniques très diverses. Bien que l’on puisse choisir entre plusieurs stratégies pour atteindre nos objectifs ; il s’avèrera qu’être agressif reste la meilleur d’entre toutes. L’IA est plutôt coriace dans cet opus, et vous devrez certainement vous y reprendre plusieurs fois pour obtenir la victoire finale. Petit point noir au tableau, certaines quêtes annexes sont trop encombrantes et inutiles…
POUR CONCLURE
Age of Wonders : Planetfall est un très bon jeu dît 4X, à ne pas mettre entre toutes les mains. Nous vous conseillons d’avoir un peu d’expérience sur ce genre de jeu pour exploiter au maximum tous les aspects de cet opus. Avec un univers complexe et bien recherché, vous passerez au moins une soixantaine d’heures pour terminer toutes les campagnes scénarisées.
+ Son univers sci-fi
+ Son système de combat
+ Sa complexité
- Sa complexité…
- Son scénario un peu fouillis
- L’aspect diplomatique pas assez poussé
14/20
Kasuy