
Entre platformer et Shoot them up, ScourgeBringer est un rogue-like made in France aussi fun que retro. Incarnant Khyra, puissante guerrière meurtrière, vous évoluez de niveau en niveau, nettoyant les donjons hostiles avec votre lame, vos boulettes et surtout vos acrobaties. Dans cet univers post-apocalyptique en pixelart, pénétrez les boyaux aléatoires et procéduraux d’un monde hostile dont la seule issue est l’affrontement.
Avec son code couleur poétique et son environnement graphique tout en pixels, le monde de Khyra est aussi superbe que fantasque. Rajoutez à cela sa jouabilité nerveuse, sa mécanique de déplacement, de riposte ou d’esquive, ou même encore sa bande son survoltée (signée par Joonas Turner), et vous avez tous les ingrédients d’un jeu addictif qui vous plonge en apnée dans ses limbes bariolées.

REGARDE MAMAN, SANS LES JAMBES !
Comme tout bon rogue-like, ScourgeBringer invite le joueur, partie après partie, à réaliser la meilleure run. Un peu plus rapide, un peu plus habile, un peu plus précis. C’est en progressant peu à peu sur chacun de ces curseurs qu’on s’enfonce à chaque nouvelle partie un peu plus loin dans les niveaux et les donjons, à récolter des bonus, et de pourfendre un nouveau boss.
Mais là où ScourgeBringer se démarque, c’est surtout grâce à sa mécanique de gameplay, essentiellement aérien. Le système de combat, avec ses dashes et ses coups de sabre en lévitation, incite le joueur à privilégier les itinéraires dans les airs. Les combats deviennent ainsi des chorégraphies, des danses calligraphiques, pendant lesquelles Khyra exécute ses attaques comme elle dessinerait dans les airs l’idéogramme invisible de sa victoire.

CE QUI TUE REND PLUS FORT.
Dans ScourgeBringer, on meurt. On meurt souvent même. C’est d’ailleurs un des principes de jeu du roguelike, la mort permanente. Mais, ce faisant, le joueur ici peut échanger certains des items qu’il collecte sur les boss en échange d’un arbre de compétence substantiel.
On meurt donc, mais on recommence avec une nouvelle compétence, avec ce petit bonus qui fera peut-être, cette fois-ci, la différence.
LE FLOW, LE FEELING, ET LA FOLIE DU FLUX.
C’est le point majeur de cette licence, cet état que tous les joueurs ressentent lorsqu’ils jouent à ScourgeBringer. A pourfendre les airs pour s’abattre sur ses proies, à se mouvoir d’un bout à l’autre de la pièce sans jamais toucher le sol, à rebondir de murs en murs, à esquiver les boulettes d’un monstre pour riposter contre celles d’un autre, à se téléporter d’une salle de donjon déjà visitée à une autre, les parties de ScourgeBringer plonge le joueur dans un univers ou les notions d’espace et de temps s’effacent.
Absorbé par ses run toujours plus intenses, le joueur accède à l’état de flow, l’état de flux, où rien n’existe à part l’écran et la manette. ScourgeBringer s’inscrit donc comme une vraie parenthèse, originale, hypnotique, ludique et exigeante.
LE VERDICT !
Gameplay : 17/20
Scenario : 15/20
Level Design : 15/20
Direction artistique : 18/20
Durée de vie : 15/20
Points + :
Points - :
16/20
Jazz