
Les Youtubeurs sont passés maîtres dans l'art de diversifier leurs activités lucratives, abandonnant les livres et les t-shirts pour se lancer dans une nouvelle tendance fulgurante : les restaurants. Récemment, l'engouement pour les fast-foods a atteint des sommets tels que la police a dû intervenir pour disperser la foule massée devant le restaurant "Mealy".
Pourquoi cette ruée vers les burgers et autres junk food de la part des créateurs de contenu YouTube ? La réponse réside dans la rentabilité explosive de ce secteur. Des enseignes comme Burgouzz, Starsmash, Pepe Chicken et Mealy deviennent des machines à cash, exploitant l'image des YouTubeurs pour vendre des repas rapides et bon marché. Après une année 2022 où le secteur de la restauration a enregistré plus de 141 millions d'euros de revenus selon l'Insee, il est clair que le fast-food reste une mine d'or.
Pour les YouTubeurs, cette démarche est financièrement attrayante. Elle génère des revenus substantiels sans nécessiter un engagement intense de leur part, si ce n'est quelques stories occasionnelles pour maintenir l'engagement de leur communauté. Opter pour des cuisines fantômes plutôt que des restaurants physiques permet également d'éviter les coûts élevés comme les loyers exorbitants.
Cependant, certains irréductibles comme Maru de Louis-san et Marie Palot, ainsi que la Kazdalerie de Zack Nani, préfèrent encore les restaurants traditionnels, en physique, malgré les défis économiques plus grands. Burgouzz explore même une version physique de ses opérations avec Gurü, le restaurant de Poca, un effort bien accueilli par la communauté malgré les critiques sur les prix, parfois excessifs.
Starsmash et PepeChicken, en revanche, opèrent principalement depuis des Dark Kitchens, offrant des produits et des ingrédients similaires. En contrastant, Mealy de Michou et l'initiative de Mister V tentent d'apporter une touche unique au fast-food, tout en restant dans le créneau le plus lucratif mais aussi le plus controversé de la restauration.
Derrière cette tendance au fast-food chez les YouTubeurs se cache un système où l'argent coule à flots, géré en grande partie par d'autres. Ces créateurs de contenu ne font que prêter leur image à des marques de restauration rapide conçues pour maximiser les profits. Quelques stories et le tour est joué : les affaires tournent à plein régime.
Alors que certains restaurants pourraient s'effondrer avec le temps, d'autres perdureront grâce à des stratégies astucieuses pour maximiser leurs chiffres d'affaires, quitte à être parfois dans le flou sur la qualité.