Assane Diao se blesse avec Côme avant la CAN : coup de tonnerre pour le SénégalLa soirée qui devait être une simple répétition générale avant la CAN 2025 s’est transformée en cauchemar pour Assane Diao et le Sénégal. L’ailier de Côme 1907 s’est blessé à la cuisse lors du match de Serie A face à l’AS Rome, quittant la pelouse prématurément et en larmes après avoir ressenti une douleur brutale sur un effort en profondeur. Touché aux ischio-jambiers, le joueur de 20 ans voit désormais sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations sérieusement compromise, alors qu’il était annoncé comme l’une des armes offensives majeures des Lions de la Teranga.
Depuis plusieurs jours, la gestion d’Assane Diao faisait débat, le joueur étant au cœur d’une tension silencieuse entre son club italien et la sélection sénégalaise. Titulaire indiscutable à Côme, où il s’est imposé comme l’un des meilleurs jeunes attaquants du championnat, l’hispano-sénégalais enchaînait les rencontres à haute intensité à quelques jours seulement du début de la CAN, au grand désarroi des supporters sénégalais. Certains observateurs estiment qu’il aurait dû être préservé avant le tournoi, mais Cesc Fàbregas et son staff ont, de leur côté, défendu le choix de l’aligner en rappelant l’importance du joueur dans la quête de maintien du club en Serie A.
Les premières informations venues d’Italie et des médias sénégalais évoquent une blessure musculaire de grade II aux ischio-jambiers, avec une indisponibilité estimée entre six et huit semaines. À ce stade, tout porte à croire qu’Assane Diao manquera l’intégralité de la CAN 2025, une énorme désillusion pour un joueur qui venait tout juste de choisir officiellement le Sénégal en mars 2025 et espérait disputer son premier grand rendez-vous international. Ce coup dur intervient alors que les Lions de la Teranga comptaient sur sa vitesse, sa percussion et sa capacité à faire la différence en un contre un pour dynamiter les défenses adverses.
Pour le sélectionneur Pape Thiaw, la blessure d’Assane Diao s’ajoute à une série de mauvaises nouvelles, notamment le forfait déjà acté du latéral droit Ilay Camara, lui aussi touché musculairement. Avec un groupe initial de 28 joueurs et cinq réservistes convoqués pour cette CAN 2025, le staff doit désormais réajuster ses plans offensifs à la hâte. La question du profil appelé pour compenser se pose : faudra-t-il privilégier un ailier de percussion pour rester dans la même logique, ou revoir le système de jeu en s’appuyant davantage sur la densité dans l’axe ?
Né au Sénégal mais formé en Espagne, passé par le Betis avant de devenir le transfert le plus cher de l’histoire de Côme en janvier 2025, Assane Diao s’est rapidement imposé comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs de sa génération. Auteur de plusieurs buts et prestations remarquées en Serie A, il avait convaincu le staff sénégalais, qui l’avait convoqué pour la première fois en mars 2025 avant de le lancer en sélection lors des qualifications pour le Mondial 2026. Si cette blessure freine son élan et l’empêche de se montrer dès cette CAN, son profil explosif et sa marge de progression en font déjà une pièce maîtresse de l’avenir offensif des Lions de la Teranga.
Au Sénégal, la réaction des supporters oscille entre frustration et fatalisme, eux qui se voyaient déjà vibrer au rythme des accélérations d’Assane Diao sur les pelouses marocaines. Beaucoup pointent du doigt le calendrier infernal et la pression des clubs européens, qui n’hésitent pas à faire jouer leurs internationaux jusqu’à la dernière minute avant les compétitions africaines. Malgré ce coup dur, une partie du public veut y voir un simple contretemps dans la trajectoire du joueur, convaincue qu’il reviendra plus fort pour les prochaines échéances, notamment la fin des qualifications pour le Mondial 2026 et la prochaine CAN.
Sur le plan purement sportif, l’absence annoncée d’Assane Diao rebat les cartes dans le couloir gauche de l’attaque sénégalaise. Pape Thiaw devra se tourner vers d’autres solutions déjà présentes dans le groupe ou intégrer un réserviste capable d’apporter profondeur et un contre un, même s’il sera difficile de reproduire exactement le profil hybride du joueur de Côme, à la fois percutant et capable de rentrer intérieur pour frapper. Dans un groupe relevé et une compétition où chaque détail compte, cette blessure rappelle à quel point la gestion physique des cadres avant un grand tournoi reste un enjeu majeur pour les sélections africaines.