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Ole Gunnar Solskjær en discussion avec Manchester United après le renvoi de Ruben Amorim

Un retour express sur le banc d’Old Trafford ?

Le départ brutal de Ruben Amorim a plongé Manchester United dans une nouvelle période d’incertitude, mais a immédiatement relancé une piste bien connue des supporters : celle d’un retour d’Ole Gunnar Solskjær sur le banc mancunien. Selon plusieurs médias anglais, des discussions sont en cours entre la direction des Red Devils et le technicien norvégien en vue d’un rôle d’entraîneur intérimaire jusqu’à la fin de la saison. L’hypothèse d’un come‑back de « Baby‑Face Assassin » s’inscrit dans une stratégie de temporisation du club, décidé à prendre du recul avant de nommer le successeur définitif d’Amorim l’été prochain.

Le contexte explosif du départ de Ruben Amorim

Arrivé en novembre 2024 avec l’image d’un innovateur après ses succès au Sporting, Ruben Amorim quitte Manchester United seulement 14 mois plus tard, sur fond de tensions internes et de résultats jugés insuffisants. Malgré une remontée provisoire à la sixième place de Premier League, le club a dénoncé un manque de « progrès et d’évolution » pour justifier ce licenciement, après une saison précédente conclue à une décevante quinzième place et une finale de Ligue Europa perdue.

En coulisses, le point de rupture est venu d’un bras de fer avec la hiérarchie sur la politique de recrutement, Amorim reprochant publiquement au département scouting et à la direction de ne pas « faire leur travail » et de ne pas le soutenir sur le marché des transferts. Lors d’une conférence de presse devenue virale, le Portugais a insisté sur le fait qu’il était venu « pour être le manager de Manchester United, pas seulement l’entraîneur », une sortie qui a refroidi les dirigeants déjà ébranlés par les critiques médiatiques et la pression croissante des anciens joueurs devenus consultants.

Pourquoi Manchester United se tourne vers un intérim

Face à ce climat tendu, Manchester United a choisi la voie de la prudence : Darren Fletcher, actuel coach des U18, assure l’intérim immédiat sur le banc en attendant la désignation d’un entraîneur pour le reste de la saison. La direction veut éviter de se précipiter vers une solution long terme après l’échec du pari Amorim, septième entraîneur nommé depuis la retraite de Sir Alex Ferguson si l’on exclut les intérims.

La stratégie envisagée est double : stabiliser le vestiaire avec une figure connue et respectée, puis cibler un coach de haut niveau cet été, lorsque le marché sera plus ouvert. Dans cette logique, la candidature de Solskjær, déjà passé par le rôle de pompier de service en 2018‑2019 avant d’être confirmé, apparaît comme une solution « maison » à moindre risque aux yeux de la direction comme des supporters.

Solskjær, un profil qui rassure Old Trafford

Ole Gunnar Solskjær conserve une aura particulière à Old Trafford, forgée à la fois par son passé de buteur héroïque et par une première expérience sur le banc marquée par un jeu plus offensif et un vestiaire rassemblé malgré les limites structurelles du club. Depuis son départ en 2021, le Norvégien n’a jamais fermé la porte à un retour, affirmant publiquement qu’il dirait « oui tous les jours de la semaine » si sa « famille » de Manchester United venait à l’appeler.

Libre depuis la fin de son aventure à Besiktas durant l’été 2025, Solskjær se montre ouvert à un poste à court terme et verrait d’un bon œil la possibilité de remettre le pied à l’étrier dans un environnement qu’il connaît par cœur. Pour le club, son profil coche plusieurs cases : connaissance de la culture United, capacité à apaiser les tensions médiatiques et lien fort avec un public fatigué des projets avortés.

Les contours d’un possible accord

Selon la presse britannique, Manchester United a déjà entamé des discussions informelles avec Solskjær pour un rôle d’entraîneur par intérim jusqu’en fin de saison, avec la possibilité de l’associer à Michael Carrick dans un staff à forte identité mancunienne. L’idée d’un duo ou d’un organigramme redessiné, intégrant davantage d’anciens de la maison, séduit une partie de la direction qui voit là un moyen de reconnecter à la fois l’équipe première et le centre de formation.

Sur le plan contractuel, le club privilégierait un accord court, potentiellement très bien rémunéré mais sans promesse de prolongation automatique, afin de conserver une totale liberté pour cibler un grand nom à l’intersaison. De son côté, Solskjær serait prêt à accepter ce cadre, conscient que cette mission ressemblerait davantage à une opération sauvetage et de transition qu’à un nouveau « projet » à long terme.

Les enjeux sportifs d’un retour de Solskjær

Si l’accord venait à se concrétiser, la première urgence pour Solskjær serait de stabiliser une équipe fragile, sortie d’un long cycle de doutes sous Amorim et encore marquée par une saison précédente catastrophique en championnat. L’objectif fixé par le board serait clair : sécuriser une place européenne, éviter une nouvelle chute au classement et ramener un minimum de continuité dans les résultats, notamment à Old Trafford où les points se sont trop souvent envolés.

Sur le terrain, un retour à des principes plus simples – bloc plus compact, transitions rapides, utilisation équilibrée des couloirs et confiance donnée aux jeunes – correspondrait à la philosophie déjà adoptée par Solskjær lors de son premier passage. À court terme, cette approche lisible pourrait favoriser un rebond mental et tactique dans un groupe bousculé par les expérimentations d’Amorim et les débats incessants autour du rôle des dirigeants dans le recrutement.

Une opération symbole pour la direction de United

Au‑delà du terrain, faire revenir Solskjær serait un geste symbolique fort de la part de Manchester United, désireux de montrer qu’il n’a pas totalement rompu avec son héritage tout en poursuivant sa restructuration sous la nouvelle gouvernance. Après avoir multiplié les paris sur des entraîneurs étrangers à la culture du club, la direction reconnaît implicitement la nécessité de s’appuyer sur des figures identifiées pour accompagner une phase de transition délicate.

Reste que ce choix ne fera pas l’unanimité : une partie des supporters craint de revivre les limites structurelles déjà observées lors du premier mandat du Norvégien, notamment face aux très grands du continent. Mais dans l’urgence actuelle, le club semble considérer que Solskjær peut incarner le compromis idéal : un visage familier, un discours apaisant et une capacité prouvée à relancer un vestiaire en crise en attendant la décision majeure de l’été prochain.

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