
Mattéo Guendouzi a tranché pour son avenir : le milieu français s’est mis d’accord avec Fenerbahçe sur un contrat longue durée et n’attend plus que le feu vert définitif entre clubs pour rejoindre Istanbul. Les négociations, entamées depuis plusieurs jours, ont abouti à un accord sur les termes personnels, avec un bail courant jusqu’en 2030 et un salaire estimé autour de 4 millions d’euros nets par saison.
Convaincu par le projet sportif et par le rôle central qui lui a été promis, l’ancien Marseillais a rapidement donné sa priorité au géant stambouliote malgré l’intérêt de clubs anglais et d’autres formations européennes. Guendouzi voit dans ce transfert l’opportunité de s’imposer comme patron d’un milieu armé pour jouer le titre en Süper Lig et pour briller sur la scène européenne.
Sur le plan des indemnités, la Lazio et Fenerbahçe ont trouvé un accord pour un montant global évalué entre 28 et 29 millions d’euros, bonus compris, après une première offre turque jugée insuffisante par le club romain. Ce deal représente l’une des plus grosses ventes récentes de la Lazio, soucieuse de renflouer ses caisses et de financer sa propre reconstruction au milieu de terrain.
Pour Fenerbahçe, il s’agit d’un investissement fort sur un joueur en pleine maturité, capable d’avoir un impact immédiat dans la course au titre face au rival Galatasaray. La direction stambouliote assume ce pari financier, convaincue que le profil énergique et agressif de Guendouzi peut transformer le visage de l’entrejeu dès la seconde partie de saison.
Fenerbahçe a d’abord lancé les hostilités avec une offre avoisinant les 25 millions d’euros plus bonus, avant de rapidement monter sa proposition pour satisfaire les exigences de la Lazio. Dans le même temps, les représentants du joueur et les dirigeants turcs ont multiplié les rendez-vous pour verrouiller les derniers détails du contrat, jusqu’à obtenir un accord complet sur la durée et la rémunération.
Selon plusieurs sources, Guendouzi a donné son feu vert depuis plusieurs jours déjà, au point que ses agents ont invité d’autres courtisans à se retirer du dossier. Les émissaires de Fenerbahçe sont attendus ou déjà présents à Rome pour finaliser la paperasse et programmer la traditionnelle visite médicale, en vue d’une officialisation rapide.
Arrivé définitivement à la Lazio en 2024 après un prêt concluant en provenance de l’Olympique de Marseille, Guendouzi s’est imposé comme l’un des cadres de l’effectif de Maurizio Sarri. Le Français affiche cette saison une quinzaine d’apparitions en Serie A et quelques buts décisifs, tout en gardant ce volume de jeu et cette combativité qui ont fait sa réputation depuis ses débuts à Arsenal.
Son départ s’explique davantage par le contexte économique du club romain que par un déclassement sportif : la Lazio a besoin de liquidités pour respecter ses objectifs financiers et renouveler un effectif en fin de cycle. La vente de Guendouzi offre une marge de manœuvre pour cibler de nouveaux profils au milieu, notamment en Serie A où plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder.
Fenerbahçe recrute un milieu au profil complet : capable de presser haut, d’emmener le ballon vers l’avant et de donner du caractère à une équipe, Guendouzi a souvent été décrit comme un leader naturel malgré son tempérament volcanique. Son expérience cumulée en Ligue 1, en Premier League, en Bundesliga et en Serie A constitue un atout de poids pour un club turc ambitieux sur la scène européenne.
Dans le schéma de jeu stambouliote, le Français devrait occuper un rôle de relayeur ou de milieu box‑to‑box, libre de se projeter et d’imprimer le rythme des matchs. Sa capacité à casser les lignes par la passe ou la conduite de balle pourrait parfaitement compléter des profils plus posés ou défensifs déjà présents dans l’entrejeu de Fenerbahçe.
À 26 ans, Mattéo Guendouzi aborde ce transfert comme un tournant dans sa carrière, avec l’ambition de redevenir un candidat régulier aux listes de l’équipe de France en brisant un plafond de verre atteint en Italie. En rejoignant un club historique, régulièrement en course pour le titre et les compétitions européennes, il s’offre une vitrine médiatique importante dans un environnement où la passion populaire est immense.
Si l’adaptation est au rendez-vous, cette aventure à Fenerbahçe pourrait lui permettre de franchir un nouveau cap en termes de responsabilités, lui qui a souvent été perçu comme un agitateur d’énergie plutôt que comme un véritable patron de vestiaire. Istanbul lui propose désormais le costume de leader : à Guendouzi de le tailler à sa mesure.